Après la crise (1)

House of cards

La crise serait-elle passée? En tout cas, les signaux « positifs » s’accumulent. Le fonds monétaire international prévoit une reprise continue de l’économie mondiale (traduire, forte dans les pays émergents, Hermès envisage même d’ouvrir une boutique à Bombay!!!, et faiblarde dans les pays autrefois riches). La récente saison de distribution des bonus dans les institutions financières devrait quant à elle définitivement rassurer les concessionnaires Aston martin, si anxieux ces derniers temps.

Plus important encore, l’humeur des décideurs économiques semble s’être rétablie. Le forum économique de Davos a ainsi retenu pour thème de cette année le très sobre « Shared norms for new reality », la non moins élitste, quoique passionnante TED2011, place sa prochaine conférence sous le thème « The rediscovery of wonder ».

Bref, il est temps de reprendre les affaires, de tourner son regard vers l’avenir. Dans un récent post, Stephen Dubner, l’un des co-auteurs de Freakeconomics, perçoit même, avec un certain humour, dans la dernière couverture de The Economist, consacrée à l’apport de la 3D dans les processus de fabrication ou dans la hausse notable du chiffre d’affaire de la chirurgie esthétique, les signes d’un indéniable virage de l’économie…

Evidemment, rien n’est moins vrai. Certaines conséquences économiques de la crise sont clairement encore devant nous. L’annonce par B. Obama du nouveau budget américain montre combien l’effort produit par les Etats pour limiter les dégâts causés par l’effondrement du système financier entraîne un coût budgétaire et social dont les classes moyennes devront durablement supporter la charge. La reprise américaine elle-même est une reprise sans emploi qui frappe non seulement le secteur de la construction mais l’ensemble des secteurs. En Europe, on peut s’attendre à des ajustements douloureux dans certains secteurs sociaux (le régime imposé au NHS devrait à ce titre nous alerter) et la crise de la dette dans l’ensemble de la zone européenne ne promet pas un avenir radieux.

Certes, il n’est sans doute plus temps de s’attarder sur les raisons de la crise économique, de nombreux (trop?) livres s’en sont chargés, distribuant les mauvais points comme on distribue les fleurs à la saint-valentin. J. Krugman a d’ailleurs signé une intéressante chronique sur quelques uns des ouvrages revenant sur les raisons de la crise (notamment les analyses de V. Rajan et de N. Roubini).

L’objet de ce post, en deux parties s’il vous plaît, est de revenir sur la contribution au débat de J. Stiglitz, dont le livre Le triomphe de la cupidité vient d’être publié en poche (houra!, j’indique par conséquent le lien vers Actes Sud, qu’on doit remercier d’avoir mis bouquin à porter de bourse si rapidement).

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