Faut-il se désoler que le New York Times devienne payant?

Le journal Le New York Times a annoncé hier son intention de devenir payant à la fin du mois de mars. Plus précisément, il a dévoilé les offres tarifaires qu’il entend proposer à ses lecteurs. Et, résultat, c’est plutôt cher puisqu’il vous en coûtera 15 dollars par mois pour accéder depuis votre pc aux informations, beaucoup plus si vous êtes l’heureux propriétaire d’un ipad.

Que faut-il en penser?

1. On peut s’étonner du prix de l’offre de base. 15 dollars par mois, ça fait pas loin de 150 euros par an, soit une somme pas négligeable pour moi, carrément inabordable pour 90% de la population mondiale…

2. personnellement je ne lis jamais en direct le New York Times, mais je consomme un paquet d’articles via des liens, et surtout via leurs blogs (je lis aussi bien Economix, que Green, Arts, Freakeconomics (désormais indépendants), Fixes ou le magazine). Il semble qu’on pourra continuer de lire les papiers dès lors que ce dernier sera cité par ailleurs, mais bon, ce n’est tout de même pas la pareil.

3. évidemment, je ne suis pas le seul contrarié et, de l’autre côté de l’atlantique, la résistance s’organise déjà (voir notamment le papier de boingboing qui non seulement vitupère contre la décision mais donne par ailleurs des trucs pour contourner la règle des 20 articles par mois gratuits). Certains mettent en cause la pérennité d’un modèle économique payant mais, tandis que ces tentatives échouaient il y a 5 ans, j’ai bien peur qu’elles ne fonctionnent aujourd’hui. (si on m’avait dit il y a 10 ans que j’acheterai de la musique sur internet, j’aurais sans doute pouffer, et j’aurais même peut-être dit « t’es complètement naze ou quoi, moi, donner du pognon à ces salauds alors que je peux parfaitement me faire mes compils de nirvana sur des cassettes »).

4. plus profondément, je ne sais s’il faut ou non accepter que le modèle d’internet que nous avons connu (contenu et circulation libres et gratuits) ne vienne à expirer pour lui substituer un modèle de paywall frustrant. C’est un peu comme si demain on nous disait que pour aller en Belgique il faut demander un visa. C’est peut être une évolution inéluctable, elle est en tout cas regrettable. Le risque, que n’encourt pas le New York Times sans doute est, qu’à défaut de pouvoir accéder à des sites d’information professionnels, devenus tous payants, l’internaute ne doive se rabattre sur des sites de seconde main. Pour ceux qui aiment plus que tout glandouiller sur internet (je ne pratique pas le surf), c’est une bien sombre perspective.

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