Festival d’Avignon, les choses interrogent

L’avantage de faire des insomnies intégrales, c’est de pouvoir prendre le temps de lire les trucs sur lesquels on passe en général  un peu vite. Comme certains, j’étais impatient de connaître le nouveau programme du festival d’Avignon car, même si je n’y connais vraiment rien, hormis deux ou trois noms, j’ai été suffisamment convaincu par les dernières programmations pour faire confiance aux organisateurs.

En parcourant le pré-programme, assez joli au demeurant, je suis quand même tombé sur une perle que seul le théâtre subventionné peut encore, fort heureusement, nous réserver. Je vous laisse déguster.

Il l’est quand il interprète ou improvise et quand il chorégraphie, déplaçant les codes et les cadres habituels de la danse pour trouver des états de corps intenses et inattendus, une écriture concrète et poétique. Il l’est aussi dans son engagement d’artiste : se mettre en mouvement pour interroger autrement le processus de création, la place de l’artiste et celle du spectateur, les lieux de représentation et ceux de transmission.

Pour information donc, à Avignon on trouve des « états de corps intenses et inattendus » et, surtout, on « interroge des processus ». J’aime quand l’art interroge le fait d’interroger l’interrogation.

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