Violence et pauvreté, la poule et l’oeuf

La banque mondiale a rendu public cette semaine son rapport annuel, ou du moins sa publication « world development ». Le thème, curieux, concerne la violence endémique dans laquelle se débattent les personnes les plus pauvres de la planète.

Curieux, pas tant que ça puisqu’il existe bien une corrélation entre le niveau de pauvreté et celui de la violence constatée. 1,5 milliard d’individu vivent effectivement dans des pays victimes de cycles de violence répétés, d’instabilité politique tenace et de brutalité avérée.

En cela, la banque mondiale s’inscrit pleinement dans la suite des thèses de Paul Collier, pour lequel l’extrême pauvreté et surtout l’incapacité des populations à s’en extraire est liée au caractère violent de leurs sociétés.

Le problème est cependant celui de la poule, faut-il traiter prioritairement l’insécurité sociale dans laquelle se trouve ces populations, notamment par exemple par l’introduction d’une « protection sociale universelle » ou faut-il garantir la paix civile dans ces pays avant toute autre considération?

Aucune idée.

Publicités

Une réponse à “Violence et pauvreté, la poule et l’oeuf

  1. Pingback: Economie du développement : immigration et Inde par exemple | Morgan Poulizac·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s