et y remet rsa !

La proposition de Laurent Wauquiez de contraindre les bénéficiaires du rsa à accomplir un service social en contrepartie de leurs allocations revient à l’Assemblée.

J’ai déjà dit ce que j’en pensais et je m’étonne qu’on ne le prenne pas plus en considération…

La question n’est pas nécessairement de savoir s’il faut que les bénéficiaires du rSa bossent ou pas, mais ce qu’ils doivent faire pour retrouver une forme d’autonomie par le travail. J’ai déjà présenté quelques points critiques face à un discours intéressant mais souvent fallacieux relatif à une soit disant « société de l’assistanat ». Les abus s’il en est ne doivent pas masquer la difficulté de la question de l’insertion professionnelle et il est toujours gênant que des responsables politiques glissent avec un tel entrain sur ces pentes dangereuses.

En complément donc, voici quelques autres remarques sur le caractère inapproprié de la proposition.

Imaginons une seconde un employeur public chargé de mettre en oeuvre la proposition. Quelle activité pour quelle utilité? Il faudrait trouver environ 1 million de services à accomplir (nombre approximatif de bénéficiaires de minima sociaux), voilà qui devrait déjà occuper les collectivités responsables de mettre en oeuvre la brillante idée, mais ensuite, en quoi le service d’utilité sociale favorise-t-il l’insertion de ces personnes? Là encore, on ne sait pas trop.

On peut être pour l’assouplissement des règles du marché du travail mais imagine-t-on une organisation devant accueillir des « jeunes sans qualification » avec un certain contrat, des « séniors en fin carrière » avec d’autres, des publics en insertion avec un troisième…..La multiplication des formes de travail atypiques ne rend-elle pas juste ingérable des organisations qui le sont déjà faiblement?

Difficile à mettre en oeuvre, faiblement efficace et politiquement orientée, la proposition de Laurent Wauquiez a décidemment tout pour plaire.

Quitte à tout, je propose aussi que tous les membres du conseil économique et social qui ne sont pas présents aux séances (sauf mots d’excuse) soient contraints soit à rembourser leurs grasses indemnités, soit à accomplir eux aussi un travail d’intérêt général. Quand faut se serrer la ceinture, on se la met jusqu’au dernier trou après tout.

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