Composantes de l’innovation sociale

Inutile de rappeler que moins de six mois ont passé depuis que je prédisais que la mode de l’été serait les sandales et l’innovation sociale. Cette dernière a à ce point envahi le champ de l’action sociale que les Etats généraux de l’économie sociale de la semaine dernière semblaient en avoir fait son slogan :

« Alors tu en es ? »

« De quoi? »

« Bah, de l’innovation sociale ! »

Je ne m’attarderai pas sur le fait que la première étape de toute innovation consiste à reconnaître et admettre que les solutions existantes aujourd’hui ne sont pas un succès et sont même plutôt un échec : ces échecs venant tout autant du tiers secteur que des pouvoirs publics.

L’innovation sociale prend bien sûr des formes variées mais elle se présente toujours comme une énigme dont la solution n’est pas spontanée et dont la réalisation appelle un peu de bricolage. Trois exemples, qui me permettent par la même occasion de faire une petite revue de web.

– Sur les modes de financement, les innovations sociales ont besoin de financement pour être élaborées (il n’y a que les fonctionnaires qui croient que le temps de réflexion est gratuit) et éventuellement se concrétiser en prototypes. Le New York Times livre un court papier sur la nécessaire inventivité du financement de ces projets (il s’agit en l’espèce de projets d’entreprises sociales, qui sont pour certaines d’entre elles des innovations …. sociales mais pas toutes).

– Comme indiqué, ces innovations ont besoin de prototypes, ce peut être des projets pilotes dans le cadre de politiques publiques (le projet Femmes en avenir que je suis en est typiquement un), mais cela peut aussi être des vrais prototypes. C’est le cas de la fameuse « maison à 300 dollars », dont j’ai déjà parlé, et qui suscite autant de critiques que d’enthousiasme. Pour ma part, je suis plus sensible à la capacité d’invention à l’oeuvre qu’à l’efficacité réelle de cette solution pour résoudre l’immense enjeu de l’habitat salubre. Les premiers prototypes de cette maison sont en cours de réalisation, sous forme de concours, avec un jury composé du designer YVes Behar (celui de la chaise) et Umair Haque (celui du bouquin inutile).

– Enfin, toujours dans le champ du design, une des plus belles réussites à ce jour, l’appareil permettant de transporter de l’eau potable facilement. C’est bête et simple, c’est beau que de l’intelligence.

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