Réforme de l’éducation, y-a-t-il place pour de l’innovation sociale

Coup sur coup sont parus deux articles assez édifiants dans le monde sur les difficultés scolaires rencontrés par un certain nombre d’élèves de primaires. L’un, tiré du journal LeMonde, remettait en place le ministre Guéant, coupable d’une certaine confusion relative à l’échec scolaire des enfants issus de l’immigration. On s’est évidemment beaucoup concentré sur l’erreur d’appréciation des chiffres, coupable, ainsi que sur la finalité, peu louable du propos. N’importe, le constat que notre système éducatif soit aussi incapable d’atténuer les disparités liées à l’origine ethnique ou sociale ne devrait satisfaire personne.

Dans le même journal, un article évoquait le résultat scolaire des enfants de CE1, soulignant par là la permanence d’inégalités entre les enfants, elles-même susceptibles de se transformer en handicap quelques années plus tard.

Je ne suis certes pas expert en matière d’éducation et je suis plutôt de ceux prêts à défendre, chiffres à l’appui, l’excellence de notre système éducatif par rapport à d’autres. Pourtant, là comme dans d’autres matières, on est saisi par l’incapacité du système et de ses protagonistes à remettre en cause, ne serait-ce qu’un peu, les pratiques en cours, du moins se demander s’il n’existerait pas des innovations, tantôt incrémentales, tantôt radicales, qui permettraient de traiter au fond l’incapacité à résoudre certains problèmes sociaux sous-jacents.

Tout ça pour quoi ? Parce qu’aux Etats-Unis, où le système éducatif est dans une situation bien pire que le notre mais où il ne viendrait à personne de censé de proposer « davantage de moyens » pour résoudre des problèmes qui ne tiennent pas qu’à l’argent, on s’active pas mal pour imaginer de nouvelles formes d’éducation, plus adaptées, plus réactives.

Impossibles de juger de leur qualité, ou de leur pertinence, ces quelques exemples valent peut-être même seulement par leur vertu de ne pas considérer l’existant comme satisfaisant, quitte à ce que ce cela remette en cause les professionnels et leurs méthodes. Inutiles donc de s’extasier bêtement, simplement de se poser différemment les mêmes questions.

Vous avez notamment Salman Khan qui tente de démontrer l’utilité de la vidéo pour enseigner aux enfants

Le World Peace Game, qui mêle le multimédia à des formes plus classiques d’enseignement

L’Institut of play, qui propose des class « digitales »

 

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