question de croissance

Après la crise, la reprise. bolf, il est en revanche des signes qui ne trompent pas et qui laissent présager des évolutions auxquelles on ne s’attendait pas. Aux Etats-Unis, tandis que le coût de  l’aide sociale (appelée Food Stamp pour aller vite) ont augmenté de …100% depuis 2007, que, depuis cette année les ménages britanniques connaissent une baisse réelle de leur pouvoir d’achat (de 3,5% tout de même) et qu’il n’est pas un pays qui ne se demande ce que sa jeunesse va bien pouvoir faire dans les 5 prochaines années, un certain nombre de réalités dites sociales connaissent un dilatation, rendue nécessaire par l’ampleur de la crise, voire une redéfinition dont on ne mesure sans doute pas encore l’effet sur certaines représentations.

Un exemple, vite fait. On a beaucoup reproché aux Etats-Unis d’avoir une approche de la mesure du taux de pauvreté particulièrement….pauvre, se concentrant simplement sur une pauvreté par le revenu et négligeant largement la pauvreté par conditions de vie (ce que les pays de l’union européenne font désormais remarquablement bien). Cette situation est en train de progressivement changé puisque l’administration en charge de ces mesures, le census office, vient de reconsidérer la manière d’apprécier la pauvreté en y incluant ceux que l’on peut ranger dans la catégorie des « quasi-pauvres », autrement, l’ensemble des ménages qui peinent à finir les fins de mois ou qui vivent dans des conditions de précarité telles qu’il n’est plus permis de les exclure de la part de la population présentant des difficultés majeurs. Conséquence directe, le taux d’américains dont il est possible de dire qu’ils sont menacés de pauvreté passe d’un tiers à pas loin de la moitié de la population. (voir l‘article du NYTimes pour les données chiffrées).

Ce basculement dans des formes de précarité quasi généralisée, et qui ne semblent plus épargner que les héritiers et autres rentiers ouvrent d’importantes questions dont on s’étonne qu’elles n’effleurent que faiblement le débat public :

– les gens vont-ils recommencer à vivre en colocation pour ne pas devenir sans abri ?

– vont-ils renoncer à poursuivre des études supérieures, en privilégiant des formations qualifiantes et non délocalisables?

– vont-ils recommencer à créer des entreprises, puisqu’aucune perspective professionnelle ne s’ouvre de toute manière à eux dans les entreprises classiques ?

– faut-il moins de démocratie pour gérer nos économies ?

…….

 

 

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