Que dire de la financiarisation de l’économie?

On entend souvent dire que la financiarisation de l’économie est un mal en soi, ce qui ne va pas de soi. Après tout, la finance, en ce qu’elle garantit l’accès au crédit et assure une protection contre les risques qui lui sont associés, semble avoir une utilité certaine, y compris pour de non-experts comme nous sommes pour la plupart.

Un excellent petit papier de Thomas Philippon apporte cependant un éclairage tout à fait passionnant sur deux évolutions différentes du secteur financier, sa part dans l’économie (autrement dit le coût de la transaction), qui, a connu une forte croissance et surtout le fait que comparé au gain retiré par ces activités, il faut constater une baisse relative de son efficience.

Curieux, dit Philippon, lorsqu’on sait les progrès réalisés par les nouvelles technologies de l’information. De fait, les gains de productivité associés aux TIC ont principalement favorisé le développement d’autres activités financières, à commencer par le « trading ».

La conclusion de ce petit papier est une question : le développement du trading a-t-il permis un meilleur partage des risques. Là, on sèche un peu. Si la réponse est non, cela signifierait une perte pour l’économie américaine seule de 280 milliards de dollars par an.

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