ESS et hybridation

Comme qui dirait, l’esprit d’escalier à pris le pas sur celui d’escalator. J’en profite donc pour signaler un papier correct dans une revue qui a une fâcheuse tendance à se la raconter et à réinventer l’eau chaude avec des termes pompeux. Dans sa dernière livraison, la stanford review for social innovation revient sur un concept furieusement à la mode : l’hybridation des organisations.

Le résultat est assez honnête puisqu’il distingue effectivement quatre dimensions de ce type d’objet qui tendent à associer des objectifs économiques à des finalités sociales :

– la forme juridique : les Etats-Unis, qui n’ont pas la richesse juridique d’un pays comme la France, réfléchit activement à créer une nouvelle forme juridique pour les entreprises sociales, LC3 ou Bcorp:

– la question du financement : en revanche, là les Etats-Unis sont un peu en avance sur nous puisqu’il ne suffit pas de faire le siège d’un cabinet ministériel pour avoir sa subvention

– la question des bénéficiaires et des clients : là on dérape pas mal côté français

– la question de la gouvernance : qui est souvent fumeuse, sauf lorsqu’on traite de c’est qui le chef, qué qu’on fait du profit et qu’on ne tombe pas dans les travers dans l’aspiration coopérative, qui est très bien, mais dont on a jamais vu qu’elle constituait un modèle durable (qu’on ne me dise pas que chèque déjeuner est un modèle coopératif par pitié).

– manque évidemment la question des modes de coopération avec la sphère publique, mais là on touche au divin…

 

 

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