Trois points de suspension

Ne pouvant plus guère supporter l’image d’un cheval léchant un bâton de sel, il fallait bien poster quelque nouvel article pour changer la première impression. Résolu comme jamais à passer moins de temps cette année sur un blog, j’avais suspendu toute activité. N’ayant point trop prévu d’y déroger, un seul post pour l’instant donc.

S’il serait plus que raisonnable de subventionner l’abonnement à The Economist, tant il se démarque des autres journaux (moins par son inclination à faire l’éloge du libéralisme que par la qualité des articles qui s’y trouve), le numéro de cette semaine mérite pour le coup qu’on l’achète, tout simplement parce qu’il offre une stupéfiante photographie de l’Etat du monde et de ses débats aujourd’hui, c’est à dire en 2012.

Exercice fastidieux, il est pourtant bon de regarder attentivement le sommaire du numéro, pour une fois. Qu’y trouve-t-on ?

– Un article sur l’importance des livres scolaires dans la formation des nations – autrement dit, comment l’enseignement et plus largement l’éducation redeviennent peu à peu des « hot topics »(les transformations de l’éducation et ses défis étant sans doute un des sujets les plus passionnants aujourd’hui, voir le développement récent des MOOC pour « massive online open course » tels que Edx)

– Une section sur l’Europe où on constate que c’est rien moins que la crise comme jamais (on notera l’article sur la question SDF en France où le très grand Julien Damon assène quelques vérités bien senties), la demande imminente d’aide de la part de l’Espagne, l’annonce du budget portugais, ou la situation grecque n’étant rien moins que terrifiantes.

– Une section sur le moyen orient et l’Afrique où comme d’habitude, il y a plus de raisons de s’inquiéter que de se réjouir

– Un excellent dossier sur l’évolution des inégalités dans le monde qui, dans le droit fil du non moins excellent livre de François Bourguignon, montre que les inégalités à l’échelle globale (entre les nations) diminuent tandis que s’accroissent celles dans les nations.

– et puis tout un tas de papiers sur l’économie de l’innovation, l’importance de la taille des villes (thème cher à E. Glaeser, dont on lira ici le pourquoi du dernier prix nobel d’économie), le retour des pandémies…

Il apparait tout de même que ça ne va pas fort, et même de moins en moins en fort. Pire encore, il semble que les débats français (légalisation du cannabis, flics ripoux, taxation des oeuvres d’art, France/Espagne) sonnent formidablement 19e siècle, ce qui est tout de même problématique, même si c’est romantique. Bref tout ceci nous laisse le souffle coupé.

En attendant mieux, on écoute le remix de Phil Glass par Beck, et on lit que j’ai même écrit sur Slate.

pour finir, la citation du jour (c’est à dire d’aujourd’hui) : « The Comandante is well, going about his daily life, reading, doing his exercises. » Alex Castro, son of former president of Cuba Fidel Castro. Eh bien on est content.

 

 

Une réponse à “Trois points de suspension

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s