Le lundi avec un goût de WE : inégalités et autres sérieusetés

On vient d’apprendre le nom des lauréats du prix nobel d’économie et comme chaque année, cela me fait l’effet d’une moussaka tiède. Tant pis.

On s’est très largement diverti ce week end à l’écoute des affres politiques de nos concitoyens du sud de la France : Brignoles qui aura au moins à la France entière de savoir ce qu’étaient les élections cantonales et sur lesquelles il n’est pas utile de rien ajouter (sauf peut-être de recommander au candidat FN de demander au type avec le bouc d’adopter un air moins patibulaire parce que là on a vraiment l’impression qu’il passe son week end à tuer des poules à mains nues)

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et bien sûr l’inénarrable Marseille, Marseille qui est à la politique française ce que la chicorée est au café, un truc avec un drôle de goût….

On lira avec plus d’intérêt l’éditorial de J. Stiglitz qui, au moment où la banque mondiale rend publique son rapport sur le développement 2013, souligne combien la pauvreté s’est considérablement réduite au cours des dernières décennies, principalement du fait des performances de la Chine et dans une moindre mesure de l’Inde mais que peu à été fait sur le front des inégalités, qui tendent, quant à elles à se creuser dans les pays – une thèse qui avait été remarquablement développée par F. Bourguignon dans un récent livre paru à la République des Idées. Ainsi, 8% de l’humanité possède 50% des richesses globales tandis que le 1% des plus riches prend à lui seul 15%. On pourrait croire que les inégalités sont aussi vieilles que l’invention du pinard, c’est à dire très très vieilles, elles ont cependant connu un très net décrochage à partir de la fin des années 1970. Cela fait ainsi plus de trente ans que nos systèmes de production et de protection ne parviennent plus à lutter contre les inégalités, qu’à ne rien faire on ne fait que les accroître (les Etats-Unis certainement) et qu’à mal faire, on ne change rien tout en mécontentant une part croissante de la population (la France évidemment).

Pour finir, quelques lectures et autres divertissements :

– J. Franzen, l’auteur d’un roman génial, Les corrections et d’un médiocre, Freedom, signe un recueil des textes du génial K. Kraus, l’auteur de cette citation magique : « celui qui est faible a des doutes avant de prendre des décisions, celui qui est fort en a après »…….. (pour ma part, je doute encore)

– dans la rubrique, il fallait y penser : des danois ont monté un restaurant dont les ingrédients sont exclusivement des produits proches de leur date de péremption – c’est malin, pas cher et y a pas besoin d’être un hipster de la rue du Faubourg Saint Denis pour comprendre l’intérêt

– Bansky est peut être génial mais on ne voit pas trop où il veut en venir et qu’on ne me dise pas qu’il s’agit de street art

– et pour finir, des choses pas complètement recommandables, mais c’est lundi et il pleut

La formidable bande annonce de « Fuego », elle a le feu

une pub improbable pour un site de rencontres d’une église baptiste, c’est à dire pas hyper progressiste

 

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